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Gran Teatro La Fenice


Platea B, € 264
Platea A, € 240
Palco laterale-parapetto, € 180



Faust, Opéra de C. Gounod

Faust, Opéra de C. Gounod

La première de Faust de Charles Gounod au Théâtre Lyrique de Paris le 19 mars 1859 est un succès remarquable pour de nombreuses raisons. Avant toute chose, cet opéra repose sur le chef-d’œuvre littéraire du même titre du célèbre poète allemand Johann Wolfgang von Goethe. Si le texte original est largement considéré comme un pinacle de la pensée philosophique, l’œuvre de Gounod s’attache à révéler le drame romantique simple et puissant entre la jeune Marguerite et l’homme désabusé qu’est Faust. Il en résulte un grand opéra aux proportions épiques qui fait régulièrement l’objet de reprises. Le public du Gran Teatro La Fenice de Venise comprendra vite pourquoi.

S’il s’inspire de Goethe, le Faust de Gounod est en réalité plus proche de la pièce française Faust et Marguerite de Michel Carré, qui collabore avec Jules Barbier pour écrire le livret. Peu après son début couronné de succès, l’opéra s’exporte sur les grandes scènes internationales, mais pas avant que Gounod n’y apporte quelques changements. À la fin des années 1860, le dialogue parlé de la version d’origine fait place à des récitatifs et l’acte V se voit doté d’une séquence de ballet. Faust, désormais sous le format générique classique du grand opéra, est alors prêt à entamer son long règne sur les scènes d’opéra du monde entier.

Tout commence par l’alliance fatale et diabolique entre Faust, philosophe vieillissant, et Méphistophélès, esprit venu tout droit de l’enfer. Le démon donne la jeunesse, le pouvoir et l’influence que l’homme désire posséder pour son existence terrestre et prend possession de son âme immortelle en échange. Grâce à l’assistance maligne de Méphistophélès, Faust conquiert le cœur de Marguerite et profite de son innocence de façon horriblement perverse. Valentin, le frère de la jeune femme, et Siébel, son admirateur secret, sont incapables de la protéger et la supercherie cruelle de Méphistophélès parvient même à monter le frère et la sœur l’un contre l’autre. Alors que la vie de Marguerite s’écroule, Faust est emporté par un déluge de débauche et de plaisirs malsains jusqu’à ce que le jour du Jugement dernier n’arrive.  La musique de Gounod ne pouvait pas mieux correspondre à l’histoire captivante et dramatique de Faust.




image Gran Teatro La Fenice / Fondazione Teatro La Fenice, Michele Crosera